Selon Le Parisien, le Festival des Jeux de Cannes a mis en lumière une nouvelle génération de jeux de cartes à collectionner — Lorcana, Altered, Star Wars Unlimited — qui viennent bousculer l'hégémonie de Pokémon. Pour les collectionneurs One Piece Card Game, ce mouvement de fond en dit long sur la vitalité du marché français des TCG et sur la place que s'y taille la licence d'Eiichiro Oda.
Le Festival International des Jeux de Cannes, rendez-vous majeur du jeu de société en France, a servi de vitrine cette année à une tendance que les joueurs sentaient venir depuis un moment : Pokémon n'est plus seul en piste. Le Parisien relève que Lorcana (Disney), Altered (un jeu conçu en France) et Star Wars Unlimited se disputent désormais l'attention du public, chacun avec sa mécanique, son univers et sa communauté.
UN MARCHÉ QUI S'ÉLARGIT
Pour comprendre l'enjeu, rappelons ce qu'est un TCG (Trading Card Game, ou jeu de cartes à collectionner) : un jeu où l'on construit son propre deck à partir de cartes achetées en boosters, avec une double dimension — jouer et collectionner. Pendant des années, Pokémon a capté l'essentiel des ventes grand public, mais la multiplication de licences fortes change la donne. Plus de titres signifie plus de boutiques spécialisées, plus de tournois, plus d'événements comme Cannes, et donc un écosystème plus solide pour tout le monde.
ET ONE PIECE DANS TOUT ÇA ?
Le One Piece Card Game, édité par Bandai, fait partie de cette vague de challengers. Il s'appuie sur une mécanique de « leader » : chaque deck est construit autour d'un personnage central (Luffy, Zoro, Kaido…) qui définit la couleur et la stratégie de la partie. C'est ce qui crée la « méta », c'est-à-dire l'ensemble des decks les plus performants à un moment donné, en constante évolution au fil des extensions.
Côté collection, la licence bénéficie d'un atout majeur : l'attrait visuel de ses cartes. Les « alt-arts » (illustrations alternatives d'une même carte, souvent plus rares) et les versions « manga » ou « parallèles » sont particulièrement recherchées. C'est aussi pour ces cartes que le « grading » (évaluation et mise sous coque par un organisme indépendant, avec une note d'état) prend tout son sens auprès des collectionneurs qui souhaitent préserver leurs pièces maîtresses.
CE QUE CANNES NOUS DIT
L'article du Parisien ne détaille pas la place précise de One Piece sur le salon, mais le message de fond est clair : le public français est mûr pour la diversité. Quand un joueur découvre Lorcana ou Altered, il entre dans une logique de collection qu'il pourra ensuite transposer vers d'autres univers — et le manga le plus vendu au monde a évidemment une carte à jouer.
À RETENIR
• Pokémon reste la référence, mais la concurrence se structure et gagne en visibilité. • L'arrivée d'un jeu français (Altered) montre que le marché hexagonal n'est plus un simple relais des tendances américaines et japonaises. • Pour One Piece, un marché plus dynamique se traduit généralement par davantage de boutiques, d'événements et de disponibilité des produits — de quoi faciliter la vie des collectionneurs, qu'ils débutent ou non.
Reste à voir comment ces différentes licences cohabiteront dans les mois à venir. Une chose est sûre : les rayons de cartes à collectionner n'ont jamais été aussi variés.




